slow attitude now

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Chères lectrices (et lecteurs… pourquoi ne pas rêver un peu !) C’est avec des papillons dans le ventre que je vous ai laissé(e)s; et bien c’est avec des papillons dans le ventre, que je vous retrouve.  « Des papillons dans le ventre et pas que !!! » c’était le titre du dernier article. Il était donc prémonitoire. En effet, c’est maintenant une petite boule de tendresse qui vit en moi et qui devrait rester au chaud encore trois mois avant de pointer le petit bout de son nez. C’est un peu mon excuse pour vous avoir délaissé(e)s tout ce temps. Mais c’est une jolie excuse. Et ce sera, sans doute, une des plus grandes créations de mon pèlerinage sur terre, alors, autant y consacrer tout le soin nécessaire.

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Le soin, le temps qui passe, celui qu’on accorde aux gens, qu’on accorde aux choses aussi. La démarche patiente, emplie de sens … voilà nous y sommes ! Nous entrons dans la dimension « Slow ». La slow ? Qu’est-ce donc ? C’est l’objet de cet article que de vous faire partager cet état d’esprit.

Et pour commencer ;pour savoir ce qu’est la slow attitude, commençons par ce qu’elle n’est pas. Elle n’est pas : Une petite lubie de femme enceinte, dévorée de pics hormonaux et de troubles à répétition.  Elle n’est pas : Une tendance marketing, encore moins une philosophie ou une religion. Certains magazines que j’ai plaisir à lire surfent sur cette vague ( Flow, Happinez, Green Attitude …)

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Elle n’est pas : Une mouvance à la mode à laquelle il faudrait absolument soustraire pour faire partie des gens bien, des gens « in », de ce que l’on critique mais auxquels bien souvent on ressemble fortement.  Ce n’est pas non plus une « résolution » comme l’écrit Sandrine Franchet des Entrepreneuses Créatives,  par ici .

Ce qu’est la slow attitude alors ?   Pour moi, elle apparait comme un courant de pensée, une dynamique positive pour la société, une quête du bonheur tendant vers les choses simples mais essentielles de nos vies. Les naissances en font partie. Et c’est ainsi que petit à petit cette attitude s’est immiscée en moi. Cela fait bientôt trois ans.

L’enfance et les rythmes de l’enfant (du nourrisson encore davantage) nous replacent dans une chronologie ancrée dans ce qui est de plus réel. Le rythme boulot/dodo/resto entre bobos aristo démago bref…. Cette litanie perd de son sens (surtout quand on n’a pas fait de véritable nuit depuis des semaines). Le superflu s’estompe de lui-même : ne reste que l’essentiel. « Que » l’essentiel. Ce « que » n’est pas restrictif puisqu’il est l’essence même du bonheur slow : Enjoy simple things !

Une ballade en famille un après-midi ensoleillé au parc (même si on est en plein Paris, que les klaxons résonnent non loin et qu’il faudra irrémédiablement traverser les bouchons ou prendre les transports en commun avant de rentrer chez soi). Une soupe maison concoctée avec le panier potager du voisin.  Une soirée sans écrans, blottie avec une infusion Bio et une douce couverture en pure laine, tissée main, dans un atelier éco responsable en feuilletant le dernier numéro de Mollie Makes.

Mais pour moi la slow attitude , c’est aussi (et surtout) la slow créative attitude. Finis les challenges, finies les nuits passées jusqu’à 3h du matin devant ma machine à coudre. Je crée essentiellement pour les gens qui me sont essentiels, les occasions inoubliables de nos vies. Je continue donc de confectionner avec plaisir les jolis cadeaux de naissance, les merveilleuses robes de baptême et communion ; mais certaines de mes réalisations sont restées en stand by. Je ne cours plus après la montre, je ne cours pas après les commandes, je crée, je m’amuse, je cherche à faire plaisir et à me faire plaisir, tout en apportant le plus grand soin dans le choix des matières et le respect de mes rythmes de maman et future maman. I’m not a wonder woman but I’m une maman créeuse.

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